D'un hôpital gynécologique congolais à une clinique proposant des traitements psychothérapeutiques novateurs, son travail s'est toujours situé au carrefour de la santé, de l'équité et de la transformation des systèmes. Dans les deux contextes, le besoin d'une réforme coordonnée était urgent, mais l'infrastructure nécessaire à une collaboration durable était souvent fragile. Elle a rapidement compris que les efforts individuels, aussi engagés soient-ils, sont rarement suffisants. Le progrès dépend de la capacité des institutions, des bailleurs de fonds et des praticiens à s'aligner sur des priorités communes et à agir de concert.
De par son parcours, elle a constaté l'inefficacité et les occasions manquées engendrées par le travail en silos. C'est ce qui a motivé son intérêt pour les plateformes qui favorisent les échanges intersectoriels, notamment dans les domaines de la santé, du bien-être et de la longévité, où l'innovation risque de dépasser la concertation entre les différentes parties prenantes. Elle est motivée par les initiatives qui renforcent les liens entre les politiques publiques, les capitaux et le vécu, et qui transforment le dialogue en progrès concrets.
Le développement de partenariats et la mobilisation des parties prenantes ont été au cœur de sa carrière et constituent l'aspect de son travail où elle se sent le plus efficace. Spécialiste de la collecte de fonds et du développement auprès d'organisations à but non lucratif œuvrant pour la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles et pour la santé des femmes, elle a piloté la mise en place de partenariats à sept chiffres soutenant des programmes transcontinentaux. Ces initiatives visaient à réduire les taux de mutilations génitales féminines par le biais de l'éducation, de la réforme des politiques, du plaidoyer et de partenariats avec les services de première ligne au Royaume-Uni, en Europe et dans plusieurs pays africains.
Durant son passage au sein du réseau de l'hôpital et de la fondation Panzi, elle a soutenu les tournées de plaidoyer internationales du lauréat du prix Nobel, le Dr Denis Mukwege, en organisant des tables rondes, des réunions d'information parlementaires et des événements publics en collaboration avec des acteurs des milieux universitaires, gouvernementaux et de la communication. Plus largement, son travail a consisté à mettre en relation de grands bailleurs de fonds institutionnels, tels que la Fondation UEFA, la Fondation Rockefeller et l'écosystème Gates, avec des organisations de base comme Malaika, où elle continue d'intervenir en tant que consultante en développement. Ces expériences ont renforcé sa conviction que des progrès durables en matière de santé reposent sur l'alignement des capitaux, du leadership communautaire et de l'influence politique.
Parallèlement, elle occupe actuellement le poste de responsable du développement commercial d'un prestataire de thérapie assistée par la kétamine sur ordonnance, opérant dans un secteur de la santé mentale très réglementé. L'application novatrice des traitements psychédéliques exige une conception systémique rigoureuse, de la gouvernance clinique à la perception du public, et a renforcé son intérêt pour la manière dont les nouveaux modèles thérapeutiques peuvent être déployés de façon responsable au sein de systèmes de santé plus vastes.
Parallèlement, elle occupe un poste de conseillère parlementaire auprès de la baronne Mary Goudie à la Chambre des lords, où elle contribue à la rédaction de discours, à l'organisation de réunions de haut niveau et aux initiatives « Femmes, paix et sécurité », souvent en partenariat avec des institutions reconnues telles que la Maison royale de la duchesse d'Édimbourg et l'Institut de Georgetown pour les femmes, la paix et la sécurité. Ce travail a renforcé sa capacité à adapter les sujets sensibles à différents publics et a nourri son intérêt pour les interactions entre les données probantes, l'expérience vécue et le dialogue politique.